JACKASS, THE MOVIE (Jeffe Tremaine, 2002) par ALMMDPVL

Dégénérés? Malins? SM? Les joyeux loufoques de Jackass soulèvent tant de profondes questions...

Dégénérés? Malins? SM? Les joyeux loufoques de Jackass soulèvent tant de profondes questions...

Aaah, ces bougres d’abrutis de Jackass! D’abord ils m’ont subjuguée  sur MTV, puis ils m’ont confortée dans leur 1er film. Car aussi inconscients soient-ils, ces débilous répondent bien à eux seuls à ces  folles questions qui nous habitaient tout petits. « Avec des patins à  roulettes propulsés avec des fusées, j’irais bien plus vite, hein? » ; « Un tatouage en forme de smiley, ça doit être chouette!? », « Et si je fourrais cette voiture Majorette où tu sais? », etc, etc. Ajoutez à cela la sensation de faire partie de cette bande de dégénérés, vous obtenez un redoutable film d’action, de cascades et d’humour gras.

Oui, la bande du sexy (oui oui) Johnny Knoxville exauce les vils souhaits enfantins.* Et c’est d’autant plus drôle que ces trentenaires ont l’allure d’éternels ados aux looks de skateurs. Dans cette troupe de cirque plus que décadent, apparaissent quelques freaks comme le gros Preston, le nain Jason, alias « Wee Man » ou l’inénarrable Chris, fantastique Party Boy en slip argenté.

Jackass, The Movie est réalisé avec trois bouts de ficelle. Quelques dollars ont du être investis dans la « spectaculaire » scène d’ouverture tout au plus. Au final, ce sont juste des épisodes encore plus trashs qui composent le film, sans aucun fallacieux scénario. Et tant mieux! On sniffe du wasabi à Tokyo, on fait caca dans un magasin de WC à Chicago, on se frotte aux requins-baleines à Okinawa… Puis entre deux scènes de défi potache, surgissent de prodigieux sketchs  absurdes avec Spike Jonze déguisé en papy casse-cou, un nain recouve rt d’un cône géant, des pandas trublions et une foule de trouvailles insensées.

« Un beau symbole pour ces débiles de jeunes Ricains tiens, haha. », pourrais-je entendre fuser.

Non, de la jeunesse tout court: ces cascadeurs pas si cons mais sacrément SM se sont construit une profession d’amuseurs. De troubadours trashs qui n’ont cure de leur public. Ces larrons fuient allègrement les conventions, le job stable et la vie de famille -au point de pourrir celle de leurs parents, comme le montrent les frères Bam. Leur unique souci: l’éclate et le goût de la performance la plus débile/extrême/drôle/immorale. Et si l’exploit rassemble tous ces critères, la séquence culto-régressive est assurée. Et le rire fuse, forcément.

*Pour prolonger le plaisir, je vous recommande vivement « Wildboyz »,  avec Steve-O et Chris Pontius, soit Jackass version doc animalier.

Anne-Laure Pham

This entry was written by M."K".B , posted on Mardi septembre 15 2009at 04:09 , filed under Ciné US$ and tagged , . Bookmark the permalink . Post a comment below or leave a trackback: Trackback URL.

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