The Ghost-Writer (Roman Polanski, 2010) par ALMMDPVL

Ghost-Writer - Polanski

Disons-le tout de go, Ghost Writer a des allures de film hitchcockien, soit, mais en beaucoup beaucoup beaucoup moins excitant que l’oeuvre de l’insurpassable maître du genre.

Rappel du pitch alléchant: Ewan MacGregor, engagé comme « nègre » (dit « ghost writer ») pour rédiger les mémoires d’un ancien premier ministre brit’, joué par Pierce Brosnan, se frotte à la fois à la personnalité trouble de son sujet et aux mystères de la disparition de son nègre de prédécesseur. S’ensuit une enquête sur une île fleurant bon l’isolement. Un peu la nouvelle Sainte-Hélène, comme s’en plaint la femme de Pierce, la belle Olivia. Ewan fera bien sûr des tas de découvertes qu’il paiera au prix… assez fort (non, ceci n‘est pas un spoiler).

Hélas, le film de Roman Polanski n’offre pas la douce sensation de paranoïa, encore moins de tension, d’un Répulsion, d’un Frantic ou d’une Jeune fille et la mort. Le pseudo dénouement final illustre un criant manque d’audace -oui, c’est entendu, Ghost-Writer est une adaptation de roman blablabla- au regard des petites péripéties qu’endure le pauvre Ewan. A supposer qu’on ait vraiment peur pour le petit journaleux. Et, bon sang, des scènes de dialogues entre Ewan et les individus louches rencontrés le long de son enquête auraient du bénéficier de davantage de punch, de regards, d’ambiguïtés.

Oui, certes, la scène finale ou ce plan séquence d’un p’tit mot passé de main en main sont des moments très plaisants à voir. Merci aussi à Ewan MacGregor, qui décidément se bonifie (cf. I love you Philip Morris), à Pierce Brosnan, qui épate encore et toujours, dans un rôle sûrement ardu à appréhender, ainsi qu’aux deux figures féminines, remarquables de classe, incarnées par Kim Catrall (pimpante miss Sex and the city) et Olivia Williams.

En somme, l’ennui finit par saisir la spectatrice peut-être trop décidée en entrant dans la salle à se plonger dans un thriller passionnant…à la Hitchcock. Tiens, ça me donne des envies de Vertigo.

Anne-Laure Pham

This entry was written by M."K".B , posted on Lundi mars 08 2010at 10:03 , filed under Ciné US$ . Bookmark the permalink . Post a comment below or leave a trackback: Trackback URL.

2 Responses to “The Ghost-Writer (Roman Polanski, 2010) par ALMMDPVL”

  • Lafcadia dit :

    Je suis pas ttafait d’accord… Polanski plonge plus dans l’étrange que dans le vrai suspense. Il a été tenté de faire un thriller ou un policier, mais il a surtout été rattrapé par sa passion de l’inexplicable, du chelou, des fines ténèbres… c’est juste pas la même soupe qu’Hitchcock, je pense. Meme si effectivement, ce n’est pas un grand film.

    Mc Greggor, par contre, il est bien comme le vin et Sean Connery, meilleur avec le temps.

    • M."K".B dit :

      Anne-Laure Pham: @Lafcadia. Vous avez raison de nuancer. Disons que Polanski ne savait probablement pas où il voulait aller, hin hin.

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