AND THE WINNER IS….

Weerasethakul Apichatpong, donc, pour L’oncle Boonme, celui qui se souvient de ses vies antérieures. Nouveau réalisateur palmé donc, et nouveau pays (la Thaïlande) à pouvoir se targuer d’avoir un artiste dans l’Olympe cinématographique. Heureux évènement, surtout quand on pense à ce qui se passe à Bangkok à l’heure actuelle.
Reste à savoir si la vie de ce film va être aussi heureuse, ou si, comme on le mentionnait précédemment, cette nouvelle palme va être un nouveau flop commercial. Il y a fort à parier que c’est le deuxième scénario qui risque de se dérouler. Car ce cher Apichatpong est surtout connu pour Tropical Malady et Syndromes & a Century, deux films qui ont fait, en cumulé, pas moins de… 39 835 entrées en France (25 573 pour le premier, 14 262 pour le second – chiffres CBO)!
Peu importe ! Si le distributeur n’est pas totalement inconscient, il évitera de le distribuer sur autant de copies qu’un Avatar et on peut remercier le producteur de prendre de tels risques pour que ce genre de films existe.
Reste à savoir si L’oncle Boonme fera encore moins bien que la palme 92, Les Meilleurs Intentions de B. August, avec ses 100 000 entrées environ.
Et en bonus, pour vous donner envie, le « plot » comme on dit :
En Thaïlande. Boonmee est apiculteur. Une soixante années, une insuffisance rénale et la mort qui arrive. Il décide de passer le peu de temps qu’il lui reste dans une ferme montagnarde, en compagnie de sa belle-sœur et d’un individu pour calmer ses douleurs. Mais voilà que les fantômes de sa femme et de son fils viennent les hanter pendant le dîner. Le fils à l’apparence d’un grand singe aux yeux rouges fluo. Boonme part alors dans la jungle pour atteindre une mystérieuse grotte. Et c’est durant ce trajet que ses vies antérieures vont lui revenir.
Alors, on se fait une toile ?
Matthieu Buge
